Rapport Handéo 2017 - « Expérimentation SPASAD handicap »

Handéo souhaite proposer un cadre d’expérimentation pour la fusion de différents services de soin et d’aide à la personne (SAAD, SAMSAH, SAVS, …). Il s’agit de compléter la philosophie des dispositifs SPASAD et d’élargir leurs champs d’action.

Conclusions générales : Le regroupement de services au sein d’un organisme dit « intégré » doit prendre davantage la mesure du jeu triangulaire à l’œuvre (patient – professionnel – aidant). La prise en compte de l’environnement du patient ne permet pas aux institutions et aux professionnels de faire l’impasse sur une relation de confiance avec les aidants.

Conclusions de l’Association Française des Aidants : Les aidants sont encore insuffisamment reconnus par les professionnels. Dans l’aide et le soin que reçoivent les personnes, les aidants ont une véritable légitimité, mais cela ne signifie pas qu’ils doivent remplacer les professionnels. Les aidants ne sont pas le sujet premier de cette étude mais ils sont affectés par la coordination des services accordés à leurs proches. Par ailleurs, les aidants ont largement été interrogés pour préparer cette expérience de mutualisation.

Au travers du constat précis des aides que les personnes malades, en situation de handicap ou en perte d’autonomie bénéficient, on peut appréhender les difficultés auxquelles sont soumis les aidants. En conséquence, et à rebours des problèmes constatés, on peut faire émerger de cette étude des solutions dites à demi-mot pour améliorer leur quotidien.

Les aidants : des acteurs mis à contribution

Les aidants évaluent avec leurs proches les prestations dont ces derniers bénéficient.
Ils recherchent la ponctualité, la bienveillance, le sérieux et l’honnêteté des professionnels. Le « panier de services » doit être articulé pour que les interventions à domicile se succèdent facilement.

Lorsque les professionnels sont en sous-effectifs, les aidants sont obligés d’effectuer des gestes qui les mettent juridiquement en danger (ils peuvent être responsables d’accidents).

Les aidants et leurs proches ne bénéficient pas d’un accompagnement homogène et suffisant sur l’ensemble du territoire. Les différentes conditions d’attribution d’aides selon les départements créent une illisibilité et une inégalité.

Des aidants qui souhaitent être pris en compte

Les aidants souhaitent que la communication entre les acteurs soit simple et efficace.
Le fait qu’ils soient informés des prestations de services et de l’état de santé de leurs proches est la condition sine qua non de leur confiance et satisfaction (ex : gestion des clés pour accéder au domicile).

Les aidants veulent participer aux décisions qui touchent leurs proches. Par exemple, les projets de vie des jeunes adultes handicapés se co-construisent entre l’enfant, ses parents, les professionnels et un « éducateur ». C’est un élément indispensable pour que les aidants soient reconnus dans le rôle et la place qui leur est propre.

Les reports d’heures et les lissages des plans d’aide favorisent le droit au « répit » des aidants.

Dans le cadre des dispositifs MAIA, le « gestionnaire de cas » doit aussi soutenir les aidants.

 

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